Guide budget
Comment partager les frais d'alcool quand tout le monde n'en boit pas ?
La question se pose presque toujours à l'envers. On demande qui boit de l'alcool, alors que ce qui compte est de savoir combien coûte ce que chacun boit.
Guide pratique rédigé par CoTripMis à jour le
Ne pas boire d'alcool ne veut pas dire ne rien boire : un kombucha coûte souvent le prix d'une bière. Sépare l'alcool quand l'écart de prix est réel, comme pour les spiritueux ou les bonnes bouteilles, et garde un panier commun quand il ne l'est pas.
Ne pas boire d'alcool ne veut pas dire ne rien boire
Une personne qui ne boit pas d'alcool boit autre chose, et cette autre chose n'est pas gratuite. Un kombucha, un maté, un jus artisanal ou une limonade coûtent souvent autant qu'une bière, parfois davantage.
La sortir du calcul de l'alcool tout en laissant ses boissons dans les courses communes ne rend pas le partage plus juste. Ça déplace l'écart de l'autre côté, en silence, et personne ne s'en rend compte avant les comptes.
Avant de séparer quoi que ce soit, regarde ce que boivent réellement les deux camps. C'est le prix qui décide, pas la présence d'alcool.
Pour situer cette question parmi les autres catégories définir les règles du budget avant les dépenses.
Le vrai critère, c'est l'écart de prix
Si le groupe boit des bières pendant que les autres boivent des kombuchas, l'écart se joue à quelques dizaines de centimes par verre. Séparer coûte alors plus de temps qu'il ne rapporte d'argent, et transforme chaque course en négociation.
L'écart devient réel dès que les alcools forts entrent en jeu. Une soirée cocktails au gin et à la vodka face à des sodas ou des jus, ce n'est plus le même budget. Le vin creuse le même fossé : une bouteille peut coûter six euros comme cinquante.
| Ce que boit le groupe | Ce que boivent les autres | Ce qu'on fait |
|---|---|---|
| Bières, cidre, vin de table | Kombucha, maté, jus artisanaux | Un seul panier, rien à séparer |
| Cocktails, whisky, gin, vodka | Sodas, jus, eau pétillante | On sépare l'alcool |
| Bouteilles à trente euros et plus | N'importe quoi d'autre | On sépare l'alcool |
En cas d'hésitation, compare le prix au litre de ce que boit chaque camp. Si les deux se ressemblent, ne séparez rien.
Pour garder un seul panier quand l'écart ne le justifie pas préparer une liste de courses commune.
La règle quand vous décidez de séparer
L'alcool devient une catégorie à part, répartie entre les seules personnes qui en boivent. Le reste des boissons continue de vivre dans les courses communes, avec les repas.
La répartition suit les repas passés sur place plutôt que le nombre de participants. Quelqu'un qui passe une soirée ne paie pas comme quelqu'un qui reste six jours, sans qu'on ait besoin d'en discuter.
| Situation | Compte dans l'alcool |
|---|---|
| Adulte qui en boit | Oui, au prorata de ses repas sur place |
| Adulte qui n'en boit pas | Non |
| Enfant accompagnant | Non, jamais |
| Présent deux nuits sur six | Oui, pour ses deux nuits seulement |
Pour appliquer la règle sans trier les tickets voir comment les parts se calculent dans l'app.
Ce que cette règle ne capte pas
Le prorata des repas mesure une présence, pas une consommation. Quelqu'un qui boit trois verres par soir et quelqu'un qui en boit un paient la même chose. Aucune règle simple ne corrige ça, et compter les verres produit un calcul que personne n'a envie de vérifier.
Quand l'écart devient vraiment visible, la solution n'est pas une formule plus fine. C'est souvent la personne concernée qui propose d'elle-même de prendre une bouteille à sa charge, ou le groupe qui sort cet achat du budget commun.
Pour un achat qui ne concerne qu'une partie du groupe nommer les bénéficiaires d'une dépense.
Le message à envoyer avant les courses
Annoncée avant les premières courses, la règle est une préférence. Annoncée au moment des comptes, elle devient un reproche. C'est le seul moment qui compte vraiment.
« Pour les apéros, on sépare les alcools forts du reste des courses : ceux qui en boivent les partagent entre eux. Les bières, le vin de table et les boissons sans alcool restent dans le panier commun. Dites-moi si ça ne vous va pas, maintenant plutôt qu'à la fin. »
Questions fréquentes
Une personne qui ne boit pas doit-elle payer les jus et les sodas des autres ?
Oui, comme tout le monde. Les boissons sans alcool restent dans les courses communes : les séparer aussi reviendrait à tenir la comptabilité de chaque bouteille, pour un écart minime.
Faut-il séparer le vin des repas ?
Tout dépend du prix. Un vin de table à quelques euros peut rester dans les courses communes sans que personne y trouve à redire. Des bouteilles à trente euros méritent leur propre catégorie.
Une personne qui boit une seule bière paie-t-elle comme les autres ?
Oui, la règle compte les personnes qui boivent, pas les verres. Si l'écart gêne vraiment, sortez cet achat du budget commun et nommez ses bénéficiaires : c'est plus honnête que de compter les bouteilles.
Et les enfants ?
Ils ne comptent jamais dans l'alcool, quels que soient leur âge et leur coefficient de repas.
Comment on l'indique dans CoTrip ?
Un interrupteur par personne dans la liste des participants, et la catégorie Alcool sur la dépense concernée. Le reste du calcul suit les repas de chacun tout seul.